Néfaste – Face à moi-même #3

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J’ai pas le temps de rire pour m’attendrir tu veux montrer ton cul pétasse il suffit d’une liasse pour que t’aies les tétons durs
tu fais tomber les hommes ta cambrure vaut le détour
Dès que tu sors des cours ton gars t’achète tout normal tu portes ses couilles
On t’ecoute peu t’aimes Paris
tu fais attention à ta ligne mais rien que tu manges des coups de queues
le ciel n’est pas tout bleu me3lich tant qu’il pleut du zeille
quand t’as l’air triste monsieur te paye un verre ensuite madame veut du sexe
tu sais en talons t’es taillée comme une déesse une lop-sa
ton seul talent c’est de t’étaler sur le sofa
tu t’offres à tous ceux qui peuvent t’acheter
on te pêche on t’ouvre on mange ta moule un vrai crustacé
y’a pas plus superficielle
d’abord on tise à mort
ensuite on y va fort tu saignes tu fais genre tu perds l’hymen
je lis le vice dans tes yeux
descendant d’Iblîs on t’emmène à l’hôtel Ibis quand on veut.. Raconte pas ta merde tu fais honte à ta mère…
tu danses tu bois t’aimes entendre siffler les mecs
ils te caressent dans le sens du poil pour ainsi mieux te gifler les fesses
t’aimes lisser tes cheveux
té-ma la celle t’es pucelle mais tu la prends dans le derche qui t’a dit que c’était mieux hein
tu vis salement, tu parles mal des gens autour d’une chicha menthe
et bizarrement tu jalouses les filles charmantes
oé je te connais t’habites dans les alentours
t’es pas là pour aimer mais t’as la chatte cotée en bourse
ok je me fous de toi, mais fous le camp
tu passes en coup de vent, car ici les gars sont en hess tout le mois
t’es intéressante qu’une fois déshabillée
fais pas l’innocente à force de faire la pute t’as les genoux abîmés
tu penses à rien à part à rire
le regard avide tu lèches sa bite pour des vacances à Rio
pris au piège
joue pas la fille au paire le pire se cache sous ton mascara gris ou beige
héhé t’écoutes Wallen, t’es pas une rose t’es qu’un roseau
tu te mens à toi même avant de mentir aux autres
comme au zoo tout le monde te té-ma
j’avoue si t’es là ma bite est droite comme un Ï tréma
ravale tes larmes avant que ton rimmel coule
avec toi on court au lit ensuite une Corona pour couronner le tout
c’est de l’abus je trouve
t’as tellement faim d’oseille que tu prends mon sexe en guise d’amuse-bouche
Hey sale pouf te voir faire la bombe ne m’amuse plus
bref je sais que tu pompes grave sans faire de muscu

..je connais ton manège ne m’entube pas
aujourd’hui tu me la lèches demain tu me grattes
Pourquoi tu me parles ?
tu dis que tu m’aimes ah oé mais quand y’a plus d’oseille là t’es nulle part.. …Tes joues virent à l’orange
rien n’est tabou t’es prête à tout pour une virée en Range Rover..

…je t’entends plus
tu parles peu mais quand ça part en couille t’as la langue bien pendue..

Néfaste – Face à moi-même #2

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Arrête d’faire le you-voi tu penses faire peur à qui ?
Tu fais le dur sur un beat j’te jette la pierre et mes textes te lapident
Tu crois que raper c’est faire des clips avec deux trois raclis ? Oh les jeunes foncent dans un mur sur une voie rapide en Clio
On sillonne la ville en sirotant le mélange
Quand j’y repense en fait on saute dans le vide en prenant de l’élan
On fout la merde d’emblée
on traîne dans des squares avec des frères qui transforment de la farine en blé
On déçoit nos proches
T’sais quoi ? le crime ça paie pas et le pire c’est qu’tu le fais croire aux mioches
Je n’cautionne pas ça
qu’on soit d’accord t’es gonflé à bloc que quand tu sors d’la salle
Je suis lassé de vos discours j’peux me passer de vos disques oui
Les petits croquent le fruit défendu comme un biscuit
je veux pas surfer sur votre vague
j’suis même pas sur votre plage
je suis sur l’autre rive celle dans laquelle on se noie
Là où j’squatte la colombe mange des culs de bouteilles
Tu sais où t’es ? Là où le diable est surbooké
J’fais pas le justicier au lieu de mentir j’trouve plus judicieux de dire qu’la poisse traîne juste ici
Bref.. j’suis pas tout blanc, je prie pas tout le temps
Seul face à moi même je doute tant

Ah ouai tu pèses moi j’sais qu’tu fais style
Au mic tu manques pas d’air hein ? Tu mens comme tu respires enfoiré

Les jours se répètent et rien ne change
Les jeunes sont du-pers oublient l’essentiel
Au lieu de montrer l’exemple
certains se vantent d’être dans la merde

Néfaste – Face à moi-même #1

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J’finis l’année comme j’la commence
J’bois du Jack au miel je noie ma colère
et je khemmem à 2 3 assonances
J’rap à l’ancienne RSKP mon enseigne
on perd tant de frères dans mon flow viens faire trempette
on s’entraide à faire n’importe quoi
rapta avec la mif on se voit on se parle pas
je pensais avoir plus d’une flèche dans le carquois
on part droit dans l’mur
je te parle de ce qu’on endure
on abuse de ce qu’on aime à force je pense qu’on en meurt
on emmerde la lice-po
le shit nous canalise les bavures se banalisent
on me dit Nef tu dramatises trop
on squatte devant le bistro à parier sur des matches
à parler sur des tasses le hash brûle ton cerveau des rêves t’en as plus des masses
on perd trop de temps
t’es si faible tu t’envoles le diable tire les ficelles t’es qu’un cerf volant
les bons moments laissent leurs places à la routine
c’est là que tout se gâte t’as la toux grasse mais tu fumes quand même c’est la coutume
les coups durs s’enchaînent le futur semble être si sombre
on s’renferme notre jeunesse est en perdition
on s’enterre nous même malgré l’amour d’une mère
je fais d’la merde et j’ai les nerfs qu’on me juge d’énergumène
pff j’arrive pas à écrire autre chose
je suis dans ma bulle j’suis clostro
les petits font les gros titres moi aussi je rêve des tropics
je suis trop triste pour faire de l’ego trip

A notre époque faut faire ser-dan les gens
mais faut pas dire que les cops tirent et pas que dans les jambes
hein le monde va mal mais je t’apprends rien
si tu me comprends je suis content tape en 5
j’ai besoin d’air, d’être loin d’ici
en une berge on prend dix piges